Le Sea bubble va-t-il prendre l’eau ?

Des taxis volants sur la Seine, ce ne sera pas pour tout de suite. Les « Sea Bubbles » vont s’installer prochainement en Suisse, à proximité du Lac Léman pour une phase de test. Le but ? Désengorger les grandes métropoles qui sont traversées par des fleuves, comme Paris.

6 janvier 2018 ,

Imaginé par le Français Alain Thébault, le Sea Bubble reprend le principe de l’hydroptère développé par A. Thébault, celui-là même avec lequel il a battu le record du monde de vitesse en 2009. 4 foils sont installées sous l’engin et fonctionnent comme des ailes qui, grâce à la vitesse, permettent de maintenir l’engin à 50 cm au-dessus de l’eau. Capable de transporter 4 personnes, dont le pilote, ces Sea Bubbles se veulent le prochain transport en commun, nouvelle génération. En effet, Paris multiplie les « journées sans voiture » et réduit l’espace automobile. Quoi de mieux qu’un taxi-volant-maritime pour passer de la Rive Droite à la Rive Gauche ? La lourdeur administrative française a néanmoins contraint la société à ajourner les discussions et les essais. Mais le créateur de la Sea Bubble « zéro bruit, zéro vague, zéro émission » a promis qu’il reviendrait dans la capitale. En attendant, d’autres grandes villes telles que San Francisco, Tokyo, Chicago ou Dubaï s’intéressent de près au projet. Et d’autres améliorations sont envisagées, comme un « Sea Bubble » version bus, qui pourrait accueillir 32 ou 64 passagers. Pour voir ces bulles voler à Genève en avril 2018, il faudra qu’Alain Thébault se charge encore de résoudre quelques questions comme l’emplacement des embarcadères ou trouver un opérateur qui voudrait intégrer les Bubbles à son réseau. Précision Suisse et créativité française, un subtil mélange !