Des amazones sur le circuit de Chambley

Fégélé Formations moto, en association avec 72 Motors, propose des formations au pilotage sur circuit ouverts aux dames ! Par Sandrine Wesquy

« Si un jour vous passez devant moi et dépassez votre maître alors je ne serais pas le premier mais j’aurais été le meilleur… j’aurais atteint mon but !», c’est la devise de Stéphane Fégélé notre coach du jour !

En mal de sensations fortes, je vous invite à découvrir les stages moto, pilotage et conduite sur le circuit Francis Maillet Compétition (FMC) de Chambley (54). En effet, Fégélé Formations moto en association avec 72 Motors vous feront découvrir que même sans être Valentino Rossi vous êtes TOUTES (oui toutes !) et tous capables de vous faire plaisir sur un circuit ! Je n’y croyais pourtant pas au départ !

Lundi matin, briefing assez simple : il pleut ! Moi qui pensais rentrer à la maison… quelques minutes plus tard, habillée de ma combi Furygan j’enfourche un roadster et je commence à découvrir ce qu’est de rouler sur un circuit. Nous sommes un groupe d’une quinzaine de motards et motardes aux niveaux de conduite considérablement différents (parfois même sans permis, car oui je l’apprends, sur une piste pas besoin d’être détenteur du permis de conduire !) et surtout sans excès de testostérone… l’objectif est le même pour tous, apprendre à rouler vite en toute sécurité et surtout prendre du plaisir.

Après quelques tours de reconnaissance, première session technique avec mise en situation. Les coachs présents sur la piste constatent nos défauts et nous aident à corriger nos trajectoires, nos freinages et nous permettent d’accélérer à nos rythmes. Ces formations s’enchaineront jusque midi et la pédagogie non moins légendaire de Stéphane nous permet de comprendre qu’il ne s’agit que d’une technique à appliquer !
« Je ne suis pas un pilote, je ne suis pas le plus rapide ni le meilleur, mes chronos ne frôlent pas l’indécence des records de piste, je ne suis pas le spécialiste des paddocks ni des grilles de départ, encore moins des drapeaux à damiers et des podiums.
Non je ne suis qu’un technicien, animé par l’envie de comprendre. J’ai la faculté de poser des mots sur des actes, expliquer et faire comprendre, transmettre…
Oui je ne suis qu’un pédagogue, fan de la transmission et si un jour vous passez devant moi et dépassez votre maître alors je ne serais pas le premier mais j’aurais été le meilleur… j’aurais atteint mon but ! Stéphane Fégélé. »
Après un lunch bien sympathique, à débriefer de nos difficultés, parfois nos doutes et nos quelques améliorations (sans jugement ou comparaison), il est déjà 14h. Retour sur la piste (sèche cette fois, et ce n’est pas sans dire l’importance de cette précision !)

S’offre à nous, durant 3h30, cette piste de 3 300 mètres de long sur 12 mètres de large, atypique par son sens de circulation « antihoraire ». Composée d’une ligne droite de 400m et de ces 17 virages, tous aussi techniques les uns que les autres. Nos pilotes ne tairont d’ailleurs pas l’aspect épuisant de ce circuit. Ce que je confirmerai en fin de journée.

La conduite encadrée se gère à notre rythme, à notre prise de confiance (finalement aucune voiture ne viendra nous couper la route !) Et dans l’esprit convivial autour de la passion de la moto qui nous rapproche aujourd’hui. Nos coachs, présents sur piste ou dans les paddocks nous guident, nous challengent parfois et surtout nous rassurent !

Alors verdict de cette journée, j’ai commencé à prendre cette belle courbe parabolique à 60km !h je termine à 120km /h sans plus de peur mais en toute maîtrise de ma moto. Je prends un grand plaisir à partager avec mes pairs et même si je ne suis pas complètement couchée à en toucher le genou au sol, j’avoue que je me suis challengée et si toutefois je n’avais pas pris assez d’adrénaline, Mike (dit la tortue Ninja du circuit, il se reconnaitra !) par son baptême m’a fait comprendre ce qu’est de maitriser une moto !

Alors si vous souhaitez tenter l’expérience, que vous soyez homme ou femme, laissez-vous tenter car le seul risque que vous prendrez sera d’en demander encore !